Les perturbateurs endocriniens (PE) sont omniprésents : On les retrouve dans l’eau, dans l’air, dans les jardins et les domiciles, sur les vêtements, les crèmes, les récipients. Pour beaucoup d’entre eux, l’alimentation est la première source de contamination en raison du contact avec les emballages ou encore de la présence de pesticides.

Près de 800 produits chimiques sont connus ou soupçonnés d’interférer avec le système hormonal humain. Source : Rapport de l’OMS de 2013

Deux sources d’inquiétudes

On distingue deux classes de substances susceptibles de provoquer une perturbation endocrinienne : celles dites naturelles qui sont présentes dans certaines plantes, comme les germes de luzerne et de soja ; et les hormones de synthèse ainsi que certains produits chimiques (Bisphénol A, etc.) conçus pour être utilisés dans des biens de consommation, dans l’agriculture et dans l’industrie.

Les effets sur la santé

Un certain nombre d’affections sont aujourd’hui suspectées d’être la conséquence d’une exposition aux PE : baisse de la qualité du sperme, augmentation de la fréquence d’anomalies du développement des organes ou de la fonction de reproduction, abaissement de l’âge de la puberté… Le rôle des PE est aussi suspecté dans la survenue de certains cancers.

Les liens entre doses et effets

Malgré les recherches intensives, aucun consensus n’a pu être établi pour déterminer à partir de quel niveau d’exposition les substances à action endocrine produisent un effet. Dans la mesure où les PE viennent s’ajouter aux hormones naturelles, on peut penser qu’une exposition à de faibles doses peut entraîner des effets additionnels mesurables sur les fonctions hormonales.

Comment fonctionnent les perturbateurs endocriniens ?

Les hormones sont sécrétées par des glandes dites « endocrines » (autrement dit « qui sécrètent à l’intérieur »). Elles sont diffusées par le système sanguin jusqu’aux organes auxquelles elles « s’accrochent » grâce à un système de récepteurs.

C’est précisément sur ce dernier que les perturbateurs endocriniens agissent en se fixant sur les organes à la place des hormones, qu’ils sont capables d’« imiter » grâce à certaines propriétés chimiques semblables.

Un perturbateur endocrinien qui se fixe sur le récepteur hormonal d’un organe ou d’un tissu peut alors créer un stimulus et modifier le comportement de celui-ci. Les perturbateurs peuvent aussi bloquer l’action des hormones en se fixant en grand nombre sur les récepteurs que ces dernières doivent utiliser.

Cosmétiques : une appli qui traque les substances à risque

L’association de consommateurs UFC-Que Choisir vient de lancer Quel Cosmetic, une application gratuite qui permet de faire la chasse aux perturbateurs endocriniens, allergènes et autres substances irritantes contenus dans de nombreux produits d’hygiène ou de beauté. Grâce à celle-ci, il suffit de scanner le code-barres d’un produit ou de faire une recherche en tapant le nom pour être immédiatement informé de la présence de composés dangereux pour la santé, selon que l’on soit une femme enceinte, un bébé, un enfant, un adolescent ou un adulte.

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