Faire ses courses à proximité de chez soi pour limiter les distances de livraison et s’assurer de la qualité des produits, c’est ce que l’on appelle acheter en circuit court. Ce mode de commercialisation regroupe de multiples situations. La vente directe a lieu par exemple à la ferme, sur les marchés, sur des plateformes Internet ou grâce à la livraison de paniers.

9 000 agriculteurs en circuits courts on rejoint la marque nationale « Bienvenue à la ferme* », véritable repère pour les consommateurs.

A cela s’ajoute la vente indirecte aux acteurs de la restauration (traditionnelle ou collective) ou encore aux commerçants (boucher, épicerie de quartier, supermarché…).

Une demande d’authenticité

Les circuits courts répondent aux attentes de consommateurs à la recherche de produits du terroir, de tradition et d’authenticité. Ces derniers sont soucieux de manger plus sainement et portent davantage attention à l’origine des produits.

Une proximité relationnelle

Les consommateurs sont également intéressés par le fait d’établir une véritable relation avec les producteurs.

Ils veulent notamment les rencontrer et leur poser des questions sur leurs conditions de production. Ce lien social est très apprécié et se rapproche de celui des marchés traditionnels. Pour les agriculteurs aussi, cette relation est bénéfique, car ils peuvent ainsi valoriser leur travail, parler de leur métier et faire connaissance avec ceux qui consomment leurs produits.

Améliorer les revenus des producteurs

Les circuits courts présentent enfin l’avantage de mieux redistribuer les bénéfices. Ils constituent un moyen d’augmenter les revenus des producteurs en réduisant le nombre d’intermédiaires qui les séparent du consommateur. Les marges de ces derniers représentent en effet près de 51% du prix final d’un légume dans les circuits longs. Le système leur permet aussi de réaliser des économies sur le transport, qui peut peser près de 7% du prix final dans la filière classique.

Seulement une minorités concernée

Ce type de vente ne concerne toutefois qu’une minorité des échanges. En France, un exploitant agricole sur cinq  vend tout ou partie de sa production en circuit court et la vente directe, par le producteur lui-même, concerne environ 16% des exploitations, parmi lesquelles 47% transforment les produits.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du ministère de l’Agriculture, qui recense les initiatives autour du «manger local ».

D’après Léa Vandeputte

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