Pouvoir d’achat

Deux mesures destinées à améliorer le pouvoir d’achat des salariés ont été annoncées par le Président de la République, Emmanuel Macron, fin décembre. Les heures supplémentaires sont désormais exonérées de charges sociales et défiscalisées, dans la limite de 5 000 euros par an.
Autre disposition, la Prime d’activité sera revue à la hausse. Les travailleurs remunérés au niveau du Smic bénéficieront ainsi d’un complément de revenus allant jusqu’à 90 euros. En outre, le salaire minimum sera revalorisé de 1,5 %, soit une augmentation globale d’environ 100 euros. Enfin, la prime exceptionnelle
défiscalisée, applicable depuis décembre dernier, pourra être versée jusqu’au 31 mars par les entreprises. D’un montant maximal de 1 000 euros, elle ne pourra pas concerner les salariés gagnant plus de trois fois le Smic.

Prélèvement à la source

Le prélèvement à la source (PAS) est entré en vigueur en ce début d’année. L’impôt sur le revenu sera prélevé directement sur le salaire et son montant sera mentionné sur la fiche de paie.
Si les revenus augmentent en 2019, un reliquat d’impôt sera prélevé fin 2020.

LFSS 2019

Le montant mensuel du Plafond de la Sécurité Sociale en 2019 s’élève à 3 377€.

La Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) pour 2019 concrétise les premières dispositions de la réforme du reste à charge (RAC) zéro (ou « 100 % santé ») pour les lunettes, les prothèses dentaires et auditives.
Le texte modifie la liste des produits de santé remboursables et les bases de remboursements par l’Assurance maladie et impactera le cahier des charges des contrats responsables. Seront concernées les offres collectives souscrites ou renouvelées à partir du 1er janvier 2020. Dès avril 2019, des plafonds sur les couronnes dentaires et les bridges entreront en vigueur et le RAC sur les audioprothèses du panier de soins « 100 % santé » diminuera de 200 euros. La LFSS prévoit la fusion de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire (CMU-C) et de l’Aide à la Complémentaire Santé (ACS) pour créer une « CMU-C contributive », à compter du 1er novembre 2019.
Au-delà d’un certain niveau de revenu (991 euros par mois), les bénéficiaires devront s’acquitter d’une participation financière en fonction de leur âge (maximum 1 euro par jour pour un retraité).
Parmi les autres dispositions à retenir, les travailleuses indépendantes et les cheffes d’entreprises auront droit à un congé maternité aussi long que celui des salariées, soit 16 semaines au maximum. En outre, l’obligation préalable d’avoir été en arrêt maladie est supprimée pour bénéficier d’un temps partiel thérapeutique.
Concernant plus particulièrement l’entreprise, le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE) est transformé en baisse de cotisations sociales patronales sur les rémunérations inférieures à 2,5 Smic.

Agirc-Arrco

Les régimes complémentaires de retraites des cadres et des salariés non-cadres ont fusionné le 1er janvier dernier au sein du régime unifié Agirc-Arrco.
Les cotisations des cadres et des non-cadres ne sont plus différenciées : les taux dépendent désormais du revenu et non plus du statut. En outre, le taux d’appel augmente de 2 points passant de 125 % à 127 %, avec à la clé une augmentation des cotisations pour la quasi-totalité des salariés. A noter que seules les cotisations prélevées pour l’Apec conservent la distinction entre cadres et non-cadres.

Compte formation

Le compte formation ne sera plus alimenté en heures mais en euros.
Les heures déjà cumulées ont été converties automatiquement à raison de 15 euros chacune.

Lire la lettre entreprise actu de Janvier.

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