…Tour d’horizon des principaux troubles, de leurs causes, et comment tenter d’y remédier.

L’insomnie se traduit par une diminution de la durée habituelle du sommeil due, soit à des difficultés d’endormissement, soit à des éveils nocturnes ou à un réveil trop tôt le matin. La journée du lendemain est difficile et lassitude rime avec irritabilité, difficulté de concentration et humeur fluctuante. L’insomnie est donc un trouble qui porte sur 24 heures.

L’insomnie totale, où la personne reste éveillée toute la nuit reste très rare, les insomniaques dorment la majeure partie de la nuit mais ont le sentiment de n’avoir pas assez – ou mal dormi.

L’insomnie chronique touche près de 20% de la population et elle est sévère dans 6 à 9 % des cas. Sa définition médicale consiste en une difficulté d’endormissement, de maintien du sommeil et/ou réveil trop précoce qui survient au moins 3 fois par semaine pendant au moins un mois avec des répercussions sur le fonctionnement de la journée. L’anxiété, le stress, les soucis ressassés au moment de s’endormir (difficultés familiales, professionnelles…), sont très souvent la cause d’un mauvais sommeil, ainsi que les facteurs liés à l’environnement.

Si la grande majorité des insomnies est liée à des perturbations psychologiques relativement bénignes, les troubles du sommeil peuvent être le signal d’une maladie comme le diabète, l’hyperthyroïdie, une maladie infectieuse, des problèmes cardio-vasculaires, des troubles neurologiques ou une dépression. Il est donc nécessaire de rechercher ces pathologies lorsque le sommeil est perturbé.

Trop de sommeil tue le sommeil ! L’hypersomnie constitue également un trouble qui se caractérise par un temps de sommeil allongé (12 à 14h, parfois davantage) accompagné d’une importante difficulté au réveil, d’une somnolence diurne et d’un sommeil non récupérateur.

La narcolepsie se manifeste quant à elle, par des endormissements incontrôlables, plusieurs fois au cours de la journée, parfois dans des situations très actives comme au travail ou même au cours d’une discussion. Dans certains cas typiques, la somnolence est associée à une cataplexie, autrement dit autrement dit le tonus des muscles se relâche pouvant entraîner une chute ou le lâchage d’objets. Aucun traitement ne permet encore de guérir cette maladie, affectant souvent les jeunes, mais différents médicaments permettent d’en améliorer les symptômes.

Les apnées du sommeil se traduisent par de brèves pauses respiratoires (de 10 à 45 secondes) à répétition, qui surviennent au cours du sommeil et concernent entre 2 et 4% de la population. Le pharynx se rétrécit de façon pathologique durant le sommeil, entraînant une circulation de l’air plus difficile et des ronflements. Si les voies aériennes se ferment complètement, la personne s’arrête temporairement de respirer et fait une apnée obstructive. Le sommeil est perturbé sans le sujet en ait forcément conscience. Les nuits sont éprouvantes, peu reposantes et la personne à tendance à somnoler pendant le jour. Il convient en premier lieu, de perdre du poids si nécessaire et d’éviter l’alcool ou les somnifères. Si les apnées persistent, il faut traiter par ventilations à pression positive continue. Cette thérapeutique consiste à porter un masque spécial pour dormir.

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