Un décès qu’il soit soudain ou non, est une épreuve pour ceux qui restent. Organiser et financer ses obsèques à l’avance permet d’éviter une charge supplémentaire à ses proches dans ce moment douloureux.

FINANCER SES OBSÈQUES

Le coût des funérailles est bien souvent sous-estimé par les familles. Il peut aisément atteindre plusieurs milliers d’euros et dépend de plusieurs critères : la qualité du cercueil, le choix des soins de présentation du corps, l’option du séjour en chambre funéraire… A cela viennent s’ajouter les charges quotidiennes qui peuvent peser lourd.
Pour éviter que ces frais ne reposent sur la famille, nombreux sont ceux qui choisissent de souscrire un contrat d’assurance décès.

LAISSER UN CAPITAL A SES PROCHES

L’assurance décès prévoit le versement d’un capital à un ou plusieurs bénéficiaires en cas de décès de l’assuré. Le bénéficiaire désigné est libre de l’utiliser comme il le souhaite, sans obligation de justificatifs. Le capital peut servir à financer directement les funé- railles mais aussi à faire face aux premiers frais d’urgence ou à des charges récurrentes comme les factures, le loyer, la scolarité des enfants, etc…

A la différence de l’assurance-vie, le contrat d’assurance décès n’est pas un produit d’épargne ni un outil pour préparer sa retraite ou la transmission de son patrimoine. L’assurance-décès est une opération de prévoyance qui a pour but de préserver la famille en cas de décès du souscripteur par le versement d’un capital.

L’assurance décès ne doit pas être confondue avec :

  • l’assurance-vie, un contrat d’épargne qui permet de faire fructifier une somme placée sur du moyen long terme. Le capital peut être retiré à tout moment, en totalité ou partiellement, contrairement à l’assurance décès.
  • l’assurance obsèques, qui permet uniquement de prendre en charge le montant des obsèques du souscripteur.

Et au sujet des droits de succession ?

Tout comme l’assurance vie, le capital versé est exonéré de droits de succession et de taxes pour son bénéficiaire direct.

Cotisations de l’assurance décès : versement et montant

Le montant de la cotisation de l’assurance décès dépend :

  • du montant du capital défini préalablement par l’assuré ;
  • de son âge au moment de la souscription du contrat et à chaque échéance ;
  • de son état de santé (cf. formalités médicales)

Le souscripteur peut choisir de régler le montant de sa cotisation de façon périodique (mensuelle…) ou en une seule fois.

Garanties et clauses de l’assurance décès

L’assurance décès présente des exclusions de garanties, c’est-à-dire des situations dans lesquelles le contrat sera annulé. Ces exclusions peuvent varier selon les contrats, mais on y retrouve généralement :

  • le suicide de l’assuré ;
  • les accidents liés à l’alcool ;
  • la pratique de sports extrêmes ;
  • le meurtre de l’assuré par le bénéficiaire ;
  • etc.

Quand souscrire une assurance décès ?

Il est important de réfléchir à la souscription d’un contrat d’assurance décès suffisamment tôt.
Selon votre âge et votre état de santé, le montant des cotisations peut varier. La cotisation sera généralement proportionnelle au risque de survenance du décès estimé par l’assureur. Passé 65 ans, il n’est pas rare que vous ne puissiez plus souscrire à ce type d’assurance.

Très souvent, l’assurance décès est souscrite en même temps qu’un prêt immobilier. En cas de décès, elle permet à la famille de conserver son logement, sans se retrouver prisonnière de la dette contractée pour l’acquérir. C’est l’assureur qui prendra le relais du remboursement de votre crédit immobilier.

L’assurance associée au prêt immobilier n’est en général pas suffisante pour maintenir le niveau de vie du foyer sur le court ou moyen terme. Elle doit ainsi être complétée par un autre contrat. D’où l’intérêt de souscrire en plus une assurance décès pour protéger ses proches.

Partager :Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Share on LinkedInEmail this to someonePrint this page